Brompton, l'expérience d'un utilisateur  (les chroniques de Vélomaxou) posté le samedi 30 janvier 2010 17:28

Brompton

A ma demande et à la suite de mon article consacré aux vélos Brompton, un membre du Forum Brompton - "Bromp'Lille" - nous décrit obligeamment ce qui a motivé son choix et son vécu avec ce vélo.

Voici in extenso son texte.

Merci à lui.

Salut Velomaxou,

Quel est mon rapport d'étonnement avec mon Brompton ?

Le premier étonnement : apprendre que ce type de vélo existait. Automobiliste depuis 15 ans, j'avais remisé mon vélo et depuis la petite reine ne partageait plus ma vie.
Mais un jour, les bouchons, le prix de l'essence, une vague conscience écologique m'ont fait prendre la décision de trouver une solution alternative à la voiture.
Les transport en commun ? Oui mais ils me faut faire 3km de marche à chaque trajet (trop long.)
Le vélo ? Oui mais la distance à parcourir n'était pas envisageable.
Le vélo laissé à la station de métro ? Ça ne réglait qu'une partie du problème puisqu'il me resterait encore pas mal de marche.
J'ai alors googlisé : métro vélo et les aléas de la navigation m'ont fait arriver sur le Brompton. Un vélo que l'on pouvait prendre dans le métro, c'était ça la solution.

Le deuxième étonnement : le prix
J'ai d'abord cru à une erreur de conversion. Je me suis alors dit que le Brompton n'était pas raisonnablement envisageable. J'ai donc tout naturellement bifurqué vers les Dahon. Il me restait alors a voir l’engin.

Le troisième étonnement : la compacité
J'arrive donc chez le revendeur Dahon et je suis déçu. Le dahon a une belle allure mais il prend trop de place à mon goût une fois plié surtout à côté du Brompton du rayon d'à côté. Il va falloir trancher : continuer la voiture ou claquer une somme "folle" pour un vélo de clown.

Le quatrième étonnement : ne serais-je pas une victime du marketing ?
C'est la question que je me suis posée pendant des jours. Il y a deux ans et demi, on ne parlait pas tant des vélos pliants, pas de publicité, pas de tête de gondoles mais n'est-ce tout de même pas le marketing qui m'a fait arriver au Brompton. Je parcours alors le Bromptonforum et je découvre des utilisateurs de longues dates de ce vélo mais surtout beaucoup de passionnés de vélos tout simplement... Tant pis si c'est un caprice, je me lance.

Le cinquième étonnement : C'est casse-gueule mais pas tant que ça.
Je vais donc faire un essai du Brompton. Sur les pavés, le guidon part dans tous les sens, ça secoue sacrément, je vais finir pas casser un truc ! Et puis me voilà sur une voie "normale" et là je découvre que ça accélère vite, que l'on se faufile entre les voitures presque comme un piéton. C'est décidé, ce sera un Brompton mais un Brompton de base : trois vitesses, noir, pas de dynamo, pas de porte-bagages.

Le sixième étonnement : ça grince
Le lendemain d’une sortie sous la pluie, la chaine grince. Un coup d’œil, elle est toute piquée de rouille : l’angoisse d’avoir acheté un gadget pour enfant gâté.
Je nettoie la chaine, la lubrifie. Plus de problème et depuis j’ai pris mes habitudes. L’entretien est finalement léger.

Le septième étonnement : ça s’emmène partout
Au départ, le Brompton devait me servir pour les trajets domicile - travail mais très rapidement il m’a suivi partout dans mes déplacements professionnels (fini le métro parisien), mes vacances (découvrir une ville depuis un vélo est une chose à part.)
Je m’équipe également d’un antivol (labélisé FFMC) pour l’accrocher dans la rue et ainsi tirer le maximum de liberté que peut m’offrir ce vélo.

Le huitième étonnement : l’entretien est peu coûteux
Ayant une fâcheuse tendance à pousser plutôt qu’à mouliner (je corrige peu à peu ce vilain défaut), la chaine se détend et il faut la changer. Moins de 40€ pour une chaine, une couronne arrière et la main d’œuvre. Si les accessoires sont hors de prix, il faut reconnaître que le coût des pièces détachées n’a rien de délirant.

Le neuvième étonnement : une fabrique plus qu’une usine.
En 2008, Brompton reprend l’organisation d’un Championnat du Monde de Brompton. L’idée est amusante, l’organisation sur place très bon enfant, la visite de l’usine situé à deux pas du Kew garden à Londres est étonnante. Les cadres sont soudés sur place et un vélo est assemblé de A à Z par le même ouvrier, il pourrait presque le signer. Je trouve cela plus gratifiant que de monter des gaines de freins à longueur de journée.

Le dixième étonnement : ça roule
L’emmenant partout, après un an d’utilisation, le compteur affiche 4000km et je ne roule plus avec la seconde voiture du foyer. Ce n’était donc pas qu’un caprice, je m’offre donc une nouvelle selle pour marquer le coup.
Aujourd’hui, bientôt 10.000km pas de grands exploits à mon actif, juste une utilisation quotidienne qui ne cessent de m’étonner.

Partager

Déposez un commentaire !

(facultatif)

(facultatif)

error

Attention, les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits sur ce site.
Si une personne porte plainte, nous utiliserons votre adresse internet (38.107.191.84) pour vous identifier.     

Aucun commentaire pour l'article:
Brompton, l'expérience d'un utilisateur



fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à velomaxou

Vous devez être connecté pour ajouter velomaxou à vos amis

 
Créer un blog